Le Syndicat Mixte interrégional d’Aménagement des Digues du Rhône Et de la Mer s'installe dans son nouveau siège en Arles.

Anne Lévy, architecte du nouveau siège du SYMADREM a fait appel à nous afin de réaliser la mise en lumière intérieure et extérieure du bâtiment.

Un soin a été apporté au confort lumineux dans les bureaux avec notament, des suspensions très basse luminance accompagnées de spots LED avec lampes en retrait pour éviter tout éblouissement dans les zones de travail.
Les salles de réunion et conférence de grande taille ont été éclairées avec des lignes lumineuses continues afin d'épouser au mieux l'architecture tout en apportant le niveau d'éclairement nécessaire sur les tables.

Enfin, un focus particulier a été porté sur la mise en lumière du mur en gabions longeant le bâtiment, sa digue protectrice, avec des spots LED au faisceau de couleur blanc chaud marquant le relief.

Le mot de l'architecte, Anne Lévy :

Le bâtiment est un monolithe sur pilotis, d’une grande simplicité, léger et aérien, qui vient prendre appui sur une forme de rampe, reprenant le vocabulaire de la digue, par son épaisseur, sa massivité, ses matériaux naturels et minéraux. Ce mur en gabions intervient dans la composition comme un soubassement, une protection massive, au regard de la voie, et établit un contraste fort avec la légèreté du volume sur pilotis. Il renvoie l’image de l’objet même, de la fonction du bâtiment.

Outre ces deux éléments architecturaux principaux de la composition, sous le monolithe, s’organisent des volumes satellites indépendants, locaux techniques ou volumes d’accès, comprenant également le stationnement des matériels et le pôle exploitation. Notre parti architectural offre une continuité des fonctions, en évitant d’isoler certaines parties identifiées comme plus techniques, de celles dites matière grise, celles des hommes sur le terrain et de ceux et celles dans les bureaux.

Le fonctionnement du bâtiment est un tout, et tous les pôles y participent sans distinction, leur objectif est le même, protéger des inondations.
Ainsi, toutes les fonctions sont nobles et doivent composer un ensemble architectural unique. Ce concept lié à notre interprétation du vécu des hommes, a également été très vite déterminant dans la reconnaissance de cette identité pour tous les personnels confondus du SYMADREM.

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Le bâtiment ne laisse de place qu'aux énergies douces et encore, sous couvert d'une parfaite maîtrise des consommations.
La démarche environnementale, encore et toujours, surtout pour le SYMADREM, qui évolue pour et à travers l'environnement, les hommes donc, la technique aussi, et bien sur l'insertion du bâtiment. Le terrain est en longueur, le bâtiment le sera aussi.

Le terrain présente une frange boisée d'arbres de haute tige en arrière-plan. Le bâtiment s'en sert comme d'une toile de fond, il est contemporain, volume simple et linéaire, elle est irrégulière, la liaison se fait, sans artifice, comme une évidence, le naturel et le bâti sont liés, l'insertion est créée, le bâtiment s'installe dans son environnement, délicatement, naturellement.